Un survol de la culture haitienne

 
La culture haitienne, les contes : Bouqui et Malice ou "Bouki et Ti Malice", Mimi Barthélemy

CULTURE AFRICAINE : Les contes d'Haiti (Livre de Mimi Barthélémy, Gwen Keraval, Mario Masse, Serge Tamas)

Bouqui et Malice ou "Bouki et Ti Malice", sont les deux personnages inséparables des contes traditionnels et populaires d'Haïti. Ces contes constituent un patrimoine culturel oral sous le nom de "Histoire de Bouqui et Malice" et en créole haïtien "Istwa Bouki ac Malis". Ces deux compères tirent leur origine des traditions orales rapportées par les esclaves venus d'Afrique à l'époque du commerce triangulaire.

L'écrivain haïtien et conteur, Alibée Féry fut le premier à écrire et publier les contes et récits de Bouqui et Malice. Par la suite, d'autres écrivains ont repris les contes de Bouqui et Malice qui font partie du folklore populaire d'Haïti. Lire la suite...

Avant de commencer son histoire, on entend souvent le conteur lancer l'expression CRIC ! CRAC ! C'est une formule rituelle qui capte l'attention et suscite la participation de l'auditoire.

CULTURE AFRICAINE : La reines des poissons, conte traditionnel d'Haïti

Avant de commencer son histoire, on entend souvent le conteur lancer l'expression CRIC ! CRAC ! C'est une formule rituelle qui capte l'attention et suscite la participation de l'auditoire.

D'après la tradition vaudou en Haïti, les zombis sont des morts ramenés à la vie; privé de tout désir de liberté, ils sont alors employés comme esclaves dans les plantations. La zombification est fortement reliée au vaudou. Le vaudou est une religions très populaire où se mêlent les influence du christianisme et d'anciennes religions d'Afrique noir apportées par les esclaves.

CULTURE AFRICAINE : Les Zombis, des morts ramenés à la vie.

D'après la tradition vaudou en Haïti, les zombis sont des morts ramenés à la vie; privé de tout désir de liberté, ils sont alors employés comme esclaves dans les plantations. La zombification est fortement reliée au vaudou. Le vaudou est une religions très populaire où se mêlent les influence du christianisme et d'anciennes religions d'Afrique noir apportées par les esclaves.

CULTURE : Les Blagues - Languichatte Débordus, icone du théatre haitien

Le théâtre a une longue histoire en Haïti. Le fondement de notre héritage théâtral commence vers les années 1740, dans la ville du Cap, dans une salle de fortune. Peu à peu, il gagne les villes de Port-au-Prince, Saint-Marc, Léogane, Cayes, Jérémie, Petit-Gôave, Jacmel. D'après Jean Fouchard, "le théâtre était le divertissement le plus populaire" institué à Saint-Domingue. Lorsqu'en 1791, la cérémonie du Bois Caïman, l'un des premiers évènements historico-culturels marquants, avait utilisé un élément important de notre culture (le vodou), c'était un bon signe pour cette culture de larguer ses voiles et de s'affirmer. Théodore Beaubrun alias Languichatte Debordus (photo) est un emblème du théatre haïtien. Auteur, chanteur, comique et comédien au cinéma comme au théâtre, Languichatte reste la personnalité qui a le plus travaillé à l'épanouissement de cet aspect important du patrimoine haïtien qu'est le théâtre.

Le rara est une expression culturelle importante de la paysannerie haïtienne; le terme désigne à la fois une musique, un type d'orchestre et un moment de l'année.

CULTURE AFRICAINE : Le Rara Joie

Le rara est une expression culturelle importante de la paysannerie haïtienne; le terme désigne à la fois une musique, un type d'orchestre et un moment de l'année.

Il existe plusieurs hypothèses sur l'origine du rara. Si pour certains ethnologues il est un carnaval rural, d'autres le considèrent comme une fête rurale empreinte du syncrétisme des cultures combinées de l'ancienne colonie de Saint-Domingue. Mais, un fait est que le rara existe seulement en Haïti. Selon Certains, le rara est adopté par les esclaves africains. Le syncrétisme religieux est par la suite venue se greffer à cette fête. Ce qui expliquerait qu'elle coïncide avec le calendrier chrétien.

CULTURE AFRICAINE : Le rara existe seulement en Haiti

Il existe plusieurs hypothèses sur l'origine du rara. Si pour certains ethnologues il est un carnaval rural, d'autres le considèrent comme une fête rurale empreinte du syncrétisme des cultures combinées de l'ancienne colonie de Saint-Domingue. Mais, un fait est que le rara existe seulement en Haïti. Selon Certains, le rara est adopté par les esclaves africains. Le syncrétisme religieux est par la suite venue se greffer à cette fête. Ce qui expliquerait qu'elle coïncide avec le calendrier chrétien.

Le rara est surtout une partie du "Konbit" des esclaves, un système d’entraide entre paysans qui prit la relève de l’exploitation esclavagiste de la terre.

CULTURE AFRICAINE : Le Rara, élément important dans le patrimoine culturel haitien

Le rara est surtout une partie du "Konbit" des esclaves, un système d’entraide entre paysans qui prit la relève de l’exploitation esclavagiste de la terre. La musique participant à la motivation des paysans par sa magie propre les unifie dans l’effort, tout en esthétisant leur passé obsédant. Le rara au son oppressant et lancinant n’est pas seulement fait pour divertir, c’est aussi un témoignage vivant du terrible passé haïtien. La musique a comme effet de faire glisser le spectateur et la société vaudou dans une sorte de vertige envoûtant. C’est une musique pour libérer la mémoire, pour expier la souffrance originelle des ancêtres.

Les musiques et les chants dialogués sont alternés, tandis que la foule, grossissante au passage des groupes rara, danse sur son chemin.

CULTURE AFRICAINE : Le Rara, Bande Laye durant le carnaval de 2011

Les musiques et les chants dialogués sont alternés, tandis que la foule, grossissante au passage des groupes rara, danse sur son chemin.

Cette manifestation rara est en quelque sorte le seul visage officiel des sociétés secrètes vaudou. Il s’agit donc aussi d’une occasion unique de pouvoir voir ces sociétés au grand jour. la sortie d'une bande de rara est souvent réclamée par un loa (une divinité vaudoue). Le plus souvent, ce spectacle insolite est dirigé par un "maître-rara" il s’agit d’un prêtre vaudou. Cependant, tous les prêtres vaudous et tous les "lakou" n'ont pas une bande de rara. A la mort du prêtre, la destinée du groupe sera confiée à l'un de ses enfants.

CULTURE AFRICAINE : Le Rara, le côté visible, officiel des sociétés secrètes vaudou

Cette manifestation rara est en quelque sorte le seul visage officiel des sociétés secrètes vaudou. Il s’agit donc aussi d’une occasion unique de pouvoir voir ces sociétés au grand jour. la sortie d'une bande de rara est souvent réclamée par un loa (une divinité vaudoue). Le plus souvent, ce spectacle insolite est dirigé par un "maître-rara" il s’agit d’un prêtre vaudou. Cependant, tous les prêtres vaudous et tous les "lakou" n'ont pas une bande de rara. A la mort du prêtre, la destinée du groupe sera confiée à l'un de ses enfants.

Au niveau des instruments utilisés, la spécificité du son rara provient de vaccines ou de cornets de zinc de différentes longueurs dans lesquels le musicien souffle tout en les percutant avec de petites baguettes.Ce sont ces vaccines qui produisent ce son hypnotisant et grave. Cet instrument ne provenant pas d’Afrique, on peut imaginer que son origine pourrait provenir des populations indiennes autochtones d’avant la colonisation, mais cela peut aussi bien être une création locale inspirée de la flûte en bois par exemple.

CULTURE AFRICAINE : Les instruments de raras proviennent provenir des populations indiennes autochtones

Au niveau des instruments utilisés, la spécificité du son rara provient de vaccines ou de cornets de zinc de différentes longueurs dans lesquels le musicien souffle tout en les percutant avec de petites baguettes. Ce sont ces vaccines qui produisent ce son hypnotisant et grave. Cet instrument ne provenant pas d’Afrique, on peut imaginer que son origine pourrait provenir des populations indiennes autochtones d’avant la colonisation, mais cela peut aussi bien être une création locale inspirée de la flûte en bois par exemple.

Le mannouba notamment, instrument d’origine africaine dans sa conception puisqu’il s’agit de lamelles métalliques fixées sur une caisse. L’ogan dont le son provient de deux bouts de fer entrechoqués, c’est un instrument d’accompagnement de la musique sacrée. Le graj qui est un idiophone par frottement (racleur), mais aussi les ti-gambos et la flûte.

CULTURE AFRICAINE : D'autres instruments habituels du folklore haïtien sont utilisés pour le rara

Le mannouba notamment, instrument d’origine africaine dans sa conception puisqu’il s’agit de lamelles métalliques fixées sur une caisse. L’ogan dont le son provient de deux bouts de fer entrechoqués, c’est un instrument d’accompagnement de la musique sacrée. Le graj qui est un idiophone par frottement (racleur), mais aussi les ti-gambos et la flûte.

Ils sont reconnaissables à leurs cornets en zinc et à leur vaccines, majors- jonc, reines, lampes à gaz, frètkach, trompes de bambou de différentes tailles à la fois soufflées et frappées.

CULTURE AFRICAINE : Le Rara s'accompagne de toute une chorégraphie

Ils sont reconnaissables à leurs cornets en zinc et à leur vaccines, majors- jonc, reines, lampes à gaz, frètkach, trompes de bambou de différentes tailles à la fois soufflées et frappées.

Nom populaire haïtien donné aux graines rôtie de l'arachide, cacahuète, haricots.

CULTURE AMÉRICANO-PRÉCOLOMBIENNE : Pistache grillée

Nom populaire haïtien donné aux graines rôtie de l'arachide. La pistache grillée et salée, se consomme dans les pays occidentaux.

CULTURE AMÉRICANO-PRÉCOLOMBIENNE : Le maraca, instrument de percussion antillaise

Les maracas sont des instruments de percussion de la famille des idiophones, créés par les Indiens d'Amérique (centrale) Taïno ou Arawak. Ils sont aujourd'hui très répandus dans la musique latine et antillaise (chacha). Maraca signifie musique (ou faire de la musique) en langue tupi, on retrouve maraca comme racine du mot maracatu, un rituel brésilien.

CULTURE AMÉRICANO-PRÉCOLOMBIENNE : le Lambi

CULTURE AMÉRICANO-PRÉCOLOMBIENNE : Le tchatcha

Le combat de coqs est une discipline qui consiste à faire s'affronter deux coqs préparés aux combats sur une aire prévue à cet effet appelée gallodrome. En Haïti, cette aire se nomme "Gaguère', tandis qu'ailleurs dans les Antilles, on l'appelle "PITTS". Introduits aux Antilles par les Espagnols dès le XVè siècle, les combats de coqs suscitent toujours beaucoup d'enthousiasme et de passions.

CULTURE EUROPÉENNE : Le combat de Coqs, un symbole de bravoure

Le combat de coqs est une discipline qui consiste à faire s'affronter deux coqs préparés aux combats sur une aire prévue à cet effet appelée gallodrome. En Haïti, cette aire se nomme "Gaguère', tandis qu'ailleurs dans les Antilles, on l'appelle "PITTS". Introduits aux Antilles par les Espagnols dès le XVè siècle, les combats de coqs suscitent toujours beaucoup d'enthousiasme et de passions.

Les Caraïbes ne connaissaient pas le coq avant l'arrivée des Européens. Les Espagnols l'y introduisirent au XVIIéme siècle, tant comme oiseau de combat que comme volaille domestique. Les Antilles, qui furent disputées entre toutes les puissances coloniales, constituent un véritable creuset où toutes les règles d'élevage et de combats sont représentées. Ainsi, le combat lui-même se déroule de manière très différente en Martinique, en Guadeloupe ou en Haïti.

CULTURE EUROPÉENNE : Le combat de coq

Les Caraïbes ne connaissaient pas le coq avant l'arrivée des Européens. Les Espagnols l'y introduisirent au XVIIéme siècle, tant comme oiseau de combat que comme volaille domestique.

Les Antilles, qui furent disputées entre toutes les puissances coloniales, constituent un véritable creuset où toutes les règles d'élevage et de combats sont représentées. Ainsi, le combat lui-même se déroule de manière très différente en Martinique, en Guadeloupe ou en Haïti.

CULTURE EUROPÉENNE : Le combat de coq

De nos jours, certaines îles ont presque complètement cessé de pratiquer ces combats, mais ce trait culturel reste très vivace à Porto Rico, en Haïti, à Saint-Domingue et aux Antilles françaises

CULTURE EUROPÉENNE : style gingerbread ("pain d’épice" en anglais)

Curieusement, l'architecture typique de Port-au-Prince de la fin du XIX ième siècle s'est trouvé affublée du nom de Ginverbread par les touristes de la "jet -set" américaines des années 1950, qui croyait voir (à tort) une manifestation du style victorien, au point que le terme initial de "Dentelle de bois" désignant cette architecture de bois découpé est aujourd'hui presque disparu.

CULTURE EUROPÉENNE : L'architecture Maison Antoine Dufour

Le style gingerbread (« pain d’épice » en anglais) est un style architectural qui se rencontre dans des constructions en Haïti pendant le premier quart du XXe siècle. Propre à Haïti, le style gingerbread s’inscrit cependant dans des mouvements architecturaux internationaux : héritier de l’éclectisme du XIXe siècle, proche des tendances architecturales régionalistes en Europe, notamment dans l’architecture balnéaire et thermale en France, en Suisse et Belgique, le style gingerbread évoque certains aspects du style victorien que l’on retrouve sous diverses formes dans la Caraïbe. Les maisons gingerbread sont généralement construites en bois.

CULTURE EUROPÉENNE : L'architecture "gingerbread" est, par sa diversité, à côté de la gigantesque Citadelle du roi Christophe, l'un des aspects les plus pittoresques de l'art haïtien.

Le premier Palais National construit par la nouvelle nation ne laisssa aucun nom d'architecte, mais on pense qu'il fût Français, car ce bâtiment était constitué d'une ossature en colombage de bois avec remplissage de briques enduites, technique très peu usitée aux Etats-Unis, avec déjà des bois découpés.

CULTURE EUROPÉENNE : L'architecture collège Notre Dame du Cap

Vers 1895, trois Haïtiens se retrouvèrent en France pour fiare des études d'architecture. Ils revinrent, imprégnés de l'architecture balnéaire alors en vogue, telle qu'on peut encore la voir, principalement sur la côte normande ou à Arcachon. Elle se caractérisait par une volumétrie plutôt verticale, incluant bacons et galeries extérieures, par des éléments extérieurs de charpente très affirmés ,par l'utilisation d'une ornementation en bois découpé ou tourné. Les premiers architectes haïtien ont trouvé là une source d'inspiration. Ils ont assimilé cette architecture pour y ajouter leur particularisme et adapter les espaces à l'environnement tropical. Ainsi, George Baussan, Léon Mathon et Joseph Eugène Maximilien sont revenus la tête pleine de tout ce qu'ils ont vu en Europe, mais chacun a assimilé ces informations suivant sa sensibilité, pour exprimer sa personnalité.

CULTURE EUROPÉENNE : L'architecture Place d'Armes à Jacmel

CULTURE EUROPÉENNE : L'architecture Rue du centre

CULTURE EUROPÉENNE : L'architecture Institution Sainte Rose de Lima

CULTURE EUROPÉENNE : L'architecture Institut des Hautes Études Commerciales et Économiques

CULTURE EUROPÉENNE : L'architecture Hotel Cap Lamandou è Jacmel

CULTURE EUROPÉENNE : L'architecture Maison à Jacmel

CULTURE EUROPÉENNE : L'architecture Superbe maison

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La culture Haïtienne

La culture d’Haïti se démarque des autres par sa diversité et, en même temps, fait la beauté du pays. En effet, la culture du pays a traversé les époques, tout en conversant les valeurs ancestrales.

Il est souvent dit que l’on peut sortir un Haïtien d’Haïti, mais on ne peut sortir Haïti d’un Haïtien. Cela est vrai, car la culture haïtienne est solidement ancrée dans l’âme des Haïtiens. C’est encore plus vrai pour ceux et celles qui y sont nés là-bas. La culture est le reflet de la beauté intérieure du pays.

Une mosaïque de culture

La culture haïtienne c’est toute une mosaïque, elle s‘est enrichie de l’apport d’autres cultures. Celle de l’Afrique , des Amérindiens et de l’Europe .Le célèbre auteur Jean – Price Mars , à propos de la contribution d’ autres peuples à notre culture a écrit :"Le monde tout entier lui a dispensés des ressources inépuisables pour édifier les légendes . La France lui a cédé le mode et le moule de quelques uns de nos contes. La vie paysanne âpre, simple et frugale en a offert le cadre (…) puis l’imagination créatrice du nègre , son goût du rythme , son sens du lyrisme ont coloré la chanson cadencé les bouts rimés, enjolivés les légendes"

Il y a tout d’abord l’Afrique qui nous arrive avec son cortège de mythes , de légendes , d’histoires de zombis , de morts-vivants , celles empreintes de drôleries et de satire de l’Oncle Bouqui et de Ti Malice , de Maître Lapin et Dame Tortue . C’est aussi nos combats de coqs, les jeux de cartes, les rondes enfantines , les poésies de nos sambas .Sans parler des arts plastiques , de la musique , de la littérature et de la religion .

L'Amérique précolombienne elle, est encore bien présente dans notre culture. Rien qu’ à observer l’architecture de l’habitat rural haïtien qui n’est pas sans rappeler celui de l’ajoupas chémès . Les procédés de fabrication de la poterie, ceux de la confection du hamac de coton et les différentes techniques de transformation du manioc. Une contribution assez dense également dans le domaine de la langue .A côté des noms de personnes tels que Henri , Anacaona , des noms de ville tels que Hinche , Gonave ,Goave , Aquin (Yaquino ), Cibao , Gonaibo ( Gonaives ) , Y figurent également des noms d’objets utiles comme pistachio (pistache ) hamac , canari , canot . Les indiens nous ont aussi laissé des danses, des instruments de musique comme le maraca ou tchatcha, le lambi, le bois trompette en usage dans les bandes de raras

Enfin l’Europe , notamment la France dont nous parvient l’écho lointain de notre passé colonial . L’héritage est encore bien vivace dans le domaine de la langue, de certains traits culturels, de la littérature et de la religion .C’est à cette époque que remontent les plus éloquents éléments de notre patrimoine .Qu’il s‘agisse de l’architecture monumentale, l ‘architecture publique, l’architecture privée. Egalement les villes qui élaborent leur développement organique à partir de schémas hérités du fait colonial , « évolution et approfondissement de la culture populaire , de sa créativité en institutions parallèles à celles des pouvoirs , de sa capacité d’adaptation sociale , religieuse , technique , coutumes , styles premières ébauches de recherche d’originalité artistique par la musique , la peinture , la littérature , prodigieux foisonnements de réponses aux défis de la vie.

On conviendra avec nous que la présence remarquable et remarquée d’Haïti dans les grands événements culturels à l’échelle internationale rend compte des potentialités immenses de notre culture .Une culture dotée d’un pouvoir magique d’électriser , de provoquer ce choc culturel , de déclencher ces sensations fortes dont se délectent les amants de l’art .Depuis notre sculpture et notre peinture en passant par notre artisanat , nos danses , notre musique qui nous propulsent de plus en plus au-devant de la scène internationale . Incontestablement , « dans le domaine de la culture , les termes « Haïti » et « Haïtien » sont synonymes de liberté totale ,de capacité d’envol extraordinaire vers l’autre côté du réel , vers le rythme le plus riche , l’imagination la plus grandiose , les mythes et les symboles les plus prégnants . »

Texte de Jean F. Saint-Felix (The Medozile Network)

Fête de l’indépendance : Fierté, soupe au giraumon et alcool

La célébration de la fête de l’indépendance haïtienne (1er janvier 1804) est l’une des traditions qui rassemblent les Haïtiens de tous âges. Cette fête, à chaque année, fait vibrer dans le cœur des Haïtiens une fierté sans pareille. Fierté d’être le premier peuple noir non pas à avoir réclamé son indépendance, mais à l’avoir acquise de façon stratégique. Aujourd’hui, pour beaucoup d’Haïtiens, cette fête est non seulement le début d’une nouvelle année, mais aussi la traditionnelle soupe au giraumon (sorte de courge à la chair jaune-orange) (joumou en créole). Cette soupe est en fait un potage aux légumes dans lequel on peut ajouter de la viande et des pates alimentaires. Bref, un vrai délice ! Bien plus encore, cette fête est l’occasion pour les patriotes dans l’âme de se rappeler et louanger les exploits de leurs ancêtres (ex. Jean-Jacques Dessalines) pour sortir Haïti sous la domination française. De plus, la fête de l’indépendance est l’occasion idéale pour la diaspora haïtienne d’échapper aux rigueurs de l’hiver pour aller prendre un peu de soleil; en plus d’aller fêter avec les amis et la famille. Quoi de plus relaxant et... "cool" qu’un bon rhum Barbancourt pour rendre la fête plus agréable.

Religion : dieux contre Dieu !

La religion occupe une grande place dans la culture haïtienne. De ce fait, les Haïtiens sont un peuple très croyant. D’une part, le protestantisme qui regroupe les Adventistes, Baptistes, Pentecôtistes, etc., compte un très grand nombre de fidèles. Aller à l’Église est un "must"pour le chrétien. Pour la personne solidement ancrée dans l’évangile, être en relation avec Dieu est plus que culturel, c’est viscéral. Pour le catholique, aller à la messe, chapelet en main est une obligation relativement incontournable. D’autre part, l’islamisme qui, de nos jours gagne du terrain, commence à compter un nombre impressionnant d’adeptes. Il y a également le vaudouisme qui suscite encore beaucoup de questions à savoir si c’est une religion ou pas. Certaines personnes croient que le vaudouisme est certes une religion car, comme chez les chrétiens, les adeptes suivent un certain protocole lors de leurs cérémonies, où ils vouent un culte à l’ange déchu (Satan, alias Lucifer) et ses acolytes appelés en créole Lwas (ou Loas). Soit dit en passant, un maître de cérémonie est appelé un mambo; en créole il est appelé un bòkò. Les historiens sont unanimes à dire que le vaudouisme a un lien direct avec l’indépendance haïtienne via la cérémonie du Bois-Caïman. Selon l’histoire, une cérémonie dédiée à un "dieu" aurait permis d’acquérir l’indépendance.

La famille : une institution où il fait bon vivre !

Dans la culture haïtienne, la question de famille joue un grand rôle dans la vie des gens. En effet, la famille est une école qui permet au jeune homme et la jeune fille de se préparer pour le futur. C’est dans la famille que la jeune fille apprend comment être une bonne épouse pour l’homme qu’elle épousera plus tard, et vice versa pour le jeune homme. Encore aujourd’hui, le rôle des genres est bien présent en Haïti. Certaines tâches sont incontestablement associées aux filles (par exemple : cuisiner, faire le ménage, repasser les vêtements, etc.). Quant au jeune garçon, il bénéficie d’une plus grande liberté que la fille. Cependant, selon la famille dans laquelle il est élevé, ses parents peuvent le demander, par exemple, de faire quelques réparations autour de la maison. De plus, si la famille détient une petite entreprise, le jeune homme peut être appelé à seconder son père (qui la plupart du temps est le chef de l’entreprise) dans la gestion de cette entreprise. Bref, la famille dans la culture haïtienne est une valeur enrichissante, surtout pour la mère qui se dévoue complètement pour le bien-être de sa famille.

Sport et loisir : le divertissement à la portée de tous

En Haïti, le sport est comme la religion; il occupe une grande place dans la vie des gens. Le sport national là-bas, c’est le football (ou soccer en Amérique du Nord). Jouer au football en Haïti, est une seconde nature. Qui plus est, lors de la coupe du monde, les amateurs sont en liesse, et c’est pratiquement le seul sujet de conversation dans tous les coins du pays. Mis à part le  football , on peut également voir les jeunes jouer au volley-ball au bord de la plage, lors d’un moment de détente ou d’un pique-nique. Justement, aller à la plage dans les périodes de grande chaleur est un "must". Car c’est l’occasion idéale pour passer du bon temps avec les amis (es) et sa douce moitié.

L’éducation : la clé de la porte de l’avenir !

Le système d’éducation haïtien est une copie conforme de celui de la France. Comme partout ailleurs, un étudiant a la possibilité de s’inscrire dans la discipline qui lui plait. Qu’il s’agisse de Droit, d’Agronomie, d’Économie, de Génie Civil, etc., les jeunes Haïtiens éprouvent un réel plaisir à aller à l’école, car c’est l’occasion pour eux de parfaire leur connaissance de leur propre société, mais aussi celles des autres régions du monde. Quand vient la période des examens, les jeunes aiment se réunir pour étudier ensemble et s’aider les uns les autres afin de bien perfectionner aux examens.

La cuisine : douce caresse pour les papilles gustatives !

La cuisine haïtienne est un art qui place Haïti parmi les meilleurs pays en matière de gastronomie. En effet, les innombrables mets de la cuisine haïtienne sont un réel paradis pour les pailles gustatives. Il existe tout un ensemble d’entrées, plats de résistance et desserts qui sauront plaire même aux plus raffinés. Quant aux jus, tropicaux pour la plupart, vous en demanderez un deuxième verre ! (pour plus de détails sur la cuisine haïtienne, voir la section gastronomie).

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